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C'est toujours très difficile de parler de soi. Aussi, voilà un article de presse écrit par Frédérique Meichler, paru le 3 juin 2004 dans le journal "l'Alsace" et qui résume bien notre parcours (photo DAREK journal l'Alsace).

En janvier 2003, Issa Ballo avait accueilli la délégation mulhousienne au Mali, lors du jumelage avec Sofara. Il a commencé à faire le guide touristique à l'âge de 10 ans. Rencontre.

Au printemps, Issa Ballo ferme sa boutique et vient en Europe. Il était en Alsace la semaine dernière. Lorsque le thermomètre flirte avec les 50° C, il n'y pas beaucoup de blancs à Mopti. Issa en profite pour aller voir les amis dans le grand nord, prendre de nouveaux contacts. France, Allemagne, Suède, Espagne… Il traverse les frontières comme un oiseau, faisant fi des distances. Le plus dur ? Les trajets silencieux dans les trains avec des voisins plongés dans leurs pensées. En Afrique, ça n'existe pas. L'autre jour, entre Hambourg et Fribourg, il a craqué. Après une heure de confrontation muette, il a proposé à son co-voyageur un bonbon, pour lancer la conversation. « J'ai toujours des bonbons dans la poche », avoue-t-il dans un grand éclat de rire…

“ Par amour des blancs”
« Je suis entré dans le métier du tourisme par amour des blancs », explique Issa Ballo avec simplicité. Il a 10 ans à peine quand il fait ses premières armes. Son père vend du poisson à Mopti, juste à côté du «Bar Bozo», là où viennent les touristes.

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Petit restaurant qui offre une vue imprenable sur le fleuve. Issa déserte l'étal de son papa et accoste les touristes. « Quand ils arrivaient, je leur disais : je vais garder votre voiture pendant que vous mangez. Même une mouche ne la touchera pas… » Pour 100 ou 200 francs CFA, il rend service. « Les touristes qui m'aimaient bien me demandaient de les accompagner en ville. Je ne connaissais pas Mopti, mais ils insistaient. Alors je les emmenais dans les familles amies. » Issa apprend à transmettre tout ce qu'il sait. « Le soir, mon grand-père nous racontait toujours des histoires sur la ville. » À 11, 12 ans, il continue, au grand dam de son père. « Il n'aimait pas que je parte avec les blancs, il avait peur que je devienne un délinquant… » Mais Issa n'en fait qu'à sa tête. Il persévère. « Comme je connaissais les piroguiers, j'ai pu emmener des touristes pour des balades sur le fleuve. Je leur faisais aussi visiter le marché artisanal, l'atelier du tisserand, le cordonnier, le marché au sel… Moi, j'étais fier d'être avec eux. » La maman d'Issa ne voit pas cela d'un trop mauvais oeil — « Je lui rapportais tout l'argent que je gagnais. » Issa fréquente l'école fondamentale le matin et fait le guide le reste du temps. Seule exigence familiale intangible : « Je devais être présent à midi pour manger, et le soir, au moment du crépuscule. »

“ Toujours avec les gens des différents villages”

À partir de 1989, il s'engage sérieusement dans cette voie, il n'a pas 15 ans. Il s'intéresse à l'histoire, à la culture, se documente. Son grand-père était un Bambara « djoula », il faisait du commerce avec les Dogons, échangeait le poisson contre le mil. Il lui a appris beaucoup de choses sur la culture des Dogon. Issa a aussi fréquenté un maître dogon durant son enfance. « J'ai un frère adoptif dogon, et j'allais souvent en vacances dans son village à Bankass. » Aujourd'hui, quand Issa emmène des touristes au pays dogon, il est accueilli comme un frère. Mais c'est un Dogon qui guide le groupe. « Je travaille toujours avec les gens des différents villages, pour que tout le monde puisse bénéficier des retombées du tourisme. ». Tous ceux qui voyagent avec Issa en font l'expérience. Djénné, Tombouctou… Partout où il passe, les portes s'ouvrent et les visages sourient.

 

Issa Ballo a créé officiellement sa propre agence de voyage, « Satimbé Travel », en 2001, à Mopti dans l'est du Mali. Issa Ballo fonctionne « à la carte », et cherche à connaître ses clients pour leur proposer un séjour adapté à leurs attentes. Pour la délégation mulhousienne, qui comprenait le maire Jean-Marie Bockel et de nombreux élus, il fallait veiller au confort… « J'ai dû me rendre à Bamako pour trouver un bus climatisé. À Mopti, il n'y en a pas ! », indique-t-il. L'orchestre colmarien « Clair de Lune » avait très envie de faire des rencontres musicales. Qu'à cela ne tienne. Issa Ballo a organisé un concert surprise, au pied de la falaise de Bandiagara, avec des musiciens maliens, groupe électrogène et tutti quanti !

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